La détention provisoire de Hugues Comlan Sosoukpe prolongée de six mois
Entre décembre 2025 et janvier 2026, le défenseur des droits humains Hugues Comlan Sosoukpe a comparu à deux reprises devant la Commission d’enquête de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ces comparutions ont notamment abouti à la prolongation de sa détention provisoire de six mois. Au cours des mois précédents, il n’avait pas été autorisé à recevoir la visite de ses avocats. Le 26 décembre 2025, M. Sosoukpe a pu s’entretenir quelques minutes avec ses avocats juste avant le début de l’audience. L'audience suivante a eu lieu le 12 janvier 2026 sans que ses avocats en aient été informés, ce qui les a empêchés de le représenter devant le tribunal. La prolongation de la détention de Hugues Comlan Sosoukpe viole la législation nationale, qui stipule que la détention provisoire ne doit pas dépasser six mois. Il est en détention provisoire depuis le 14 juillet 2025.
Le 19 décembre 2025, le président de la Commission d'enquête de la Cour de répression des infractions économiques et terroristes (CRIET) à Cotonou a publié un « Avis aux avocats » afin d'informer les avocats du journaliste et défenseur des droits humains Hugues Comlan Sosoukpe que la Commission d'enquête tiendra une audience concernant son affaire, le vendredi 26 décembre 2025 à 9h30, heure locale.
Dans la nuit du 10 au 11 Juillet 2025, le journaliste et defenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE a été enlevé à Abidjan en Republique de Côte d’Ivoire et remis aux autorités béninoises. Hugues Comlan SOSOUKPE serait actuellement en détention provisoire à la prison civile de Ouidah. Il sera presenté ce lundi 14 Juillet 2025 devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) de Cotonou au Bénin.
Hugues Comlan Sosoukpe est un journaliste, lanceur d’alerte et défenseur des droits humains engagé. Il est directeur du média en ligne Olofofo et a été Secrétaire Général et Porte-parole de l`Association Béninoise des Web Activistes (ABWA). Son engagement porte sur la défense des droits humains, la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance au Bénin.
- Top
- About
- 16 Mars 2026 : La détention provisoire de Hugues Comlan Sosoukpe prolongée de six mois
- 16 Janvier 2026 : Bénin : L’audience dans l'affaire Hugues Comlan Sosoukpe prévue devant la commission d'enquête du CRIET
- 17 Juillet 2025 : Le défenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE injustement inculpé et placé en détention provisoire
- 14 Juillet 2025 : Enlèvement en Côte d’Ivoire du journaliste et defenseur des droits humains béninois Hugues Comlan SOSOUKPE et remis aux autorités béninoises
Entre décembre 2025 et janvier 2026, le défenseur des droits humains Hugues Comlan Sosoukpe a comparu à deux reprises devant la Commission d’enquête de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ces comparutions ont notamment abouti à la prolongation de sa détention provisoire de six mois. Au cours des mois précédents, il n’avait pas été autorisé à recevoir la visite de ses avocats. Le 26 décembre 2025, M. Sosoukpe a pu s’entretenir quelques minutes avec ses avocats juste avant le début de l’audience. L'audience suivante a eu lieu le 12 janvier 2026 sans que ses avocats en aient été informés, ce qui les a empêchés de le représenter devant le tribunal. La prolongation de la détention de Hugues Comlan Sosoukpe viole la législation nationale, qui stipule que la détention provisoire ne doit pas dépasser six mois. Il est en détention provisoire depuis le 14 juillet 2025.
Hugues Comlan Sosoukpe est journaliste, lanceur d’alerte et défenseur des droits humains engagé. Il est directeur du média en ligne Olofofo et a été secrétaire général et porte-parole de l’Association béninoise des web-activistes (ABWA). Il a toujours fait preuve d’un engagement sans faille en faveur de la défense des droits humains et de la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance au Bénin.
Le 11 juillet 2025, le défenseur des droits humains a été enlevé par des agents de la police locale à Abidjan, en Côte d’Ivoire, puis transféré au Bénin, où il a été remis aux autorités béninoises. Le défenseur des droits humains vivait au Togo depuis 2019, où il avait obtenu le statut de réfugié en 2021. Le 14 juillet 2025, Hugues Comlan Sosoukpe a été placé en détention provisoire et poursuivi pour « incitation à la rébellion », « incitation à la haine et à la violence », « harcèlement électronique » et « apologie du terrorisme ».
Le 26 décembre 2025, Hugues Comlan Sosoukpe a dénoncé devant la CRIET les conditions dans lesquelles il était détenu, en particulier son isolement et l’impossibilité de recevoir la visite d’avocats et de membres de sa famille. À la suite de cette audience, l’un de ses avocats s’est vu accorder une autorisation de communication lui permettant de rendre visite au défenseur des droits humains en détention. Lors de l’audience, ses avocats ont également demandé que Hugues Comlan Sosoukpe puisse retrouver son droit à deux heures d’exercice quotidien, la suspension de ce droit ayant aggravé ses conditions de détention. Le président de la chambre a déclaré qu’il examinerait cette demande, mais n’a pas encore donné suite à cette question. Le 12 janvier 2026, Hugues Comlan Sosoukpe a de nouveau été présenté devant le CRIET. Ses avocats n’ont pas été informés de l’audience et, par conséquent, n’étaient pas présents au tribunal pour représenter le défenseur des droits humains. Lors de cette audience, les autorités judiciaires ont prolongé la détention provisoire de six mois supplémentaires, jusqu’en juin 2026.
Enfin, depuis le 27 février, la famille du défenseur des droits humains a été informée qu’un droit de visite lui avait été accordé, conformément aux règles régissant les visites aux détenus spéciaux, telles que les jours et heures de visite spécifiques prévus par la loi.
Il convient de noter que, le 25 janvier 2026, l’un des avocats de l’équipe de défense de Hugues Comlan Sosoukpe, Dossou Stanic Adjacotan, a été arrêté à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin à son arrivée à Cotonou. Il a été placé en garde à vue et déféré devant le CRIET le 30 janvier 2026. Dossou Stanic Adjacotan a été remis en liberté après l’audience et l’affaire a été renvoyée à la police pour complément d’enquête. Le procureur du CRIET l’a inculpé d’« apologie de coup d’État ». Bien que cette accusation soit liée à la tentative de coup d’État au Bénin le 7 décembre 2025, il ne semble y avoir aucune preuve justifiant les charges retenues contre l’avocat de Hugues Comlan Sosoukpe, ni aucun rapport faisant état de l’implication de ce dernier dans le coup d’État. Front Line Defenders craint qu’il ne fasse l’objet de représailles en raison de son travail de défense de Hugues Comlan Sosoukpe.
Front Line Defenders reste préoccupé par la détention du défenseur des droits humains et journaliste Hugues Comlan Sosoukpe, et réitère ses appels en faveur de sa libération immédiate et inconditionnelle. Front Line Defenders estime qu’il est poursuivi et détenu en représailles pour son travail légitime de défense des droits humains. Front Line Defenders exprime également son inquiétude face au fait que l’avocat de Hugues Comlan Sosoukpe soit pris pour cible, ce qui met en évidence l’environnement de plus en plus hostile, les restrictions de l’espace civique et démocratique, ainsi que les enlèvements auxquels sont confrontés les défenseurs des droits humains dans la région.
Le 19 décembre 2025, le président de la Commission d'enquête de la Cour de répression des infractions économiques et terroristes (CRIET) à Cotonou a publié un « Avis aux avocats » afin d'informer les avocats du journaliste et défenseur des droits humains Hugues Comlan Sosoukpe que la Commission d'enquête tiendra une audience concernant son affaire, le vendredi 26 décembre 2025 à 9h30, heure locale.
Ce sera sa deuxième comparution devant la commission d'enquête après six mois de détention, pendant lesquels il s'est vu refuser l'accès à un avocat et les visites de sa famille. Le défenseur s'est également vu suspendre son droit à deux heures d'exercice physique quotidien.
Le 14 juillet 2025, Hugues Comlan Sosoukpe a été traduit devant le juge des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et terroristes (CRIET) de Cotonou et placé en détention provisoire à la prison civile de Ouidah. Selon l'ordonnance de renvoi signée le 14 juillet 2025, il est accusé d'« incitation à la rébellion », d'« incitation à la haine et à la violence », de « harcèlement électronique » et d'« apologie du terrorisme ».
Le 11 juillet 2025, le défenseur des droits humains a été enlevé par des policiers locaux à Abidjan, en Côte d'Ivoire, puis transféré au Bénin, où il a été remis aux autorités béninoises. Il s'était rendu en Côte d'Ivoire pour participer à l’Ivoire Tech Forum à l'invitation du ministère de la Transition numérique et de la Numérisation. Les autorités ivoiriennes et béninoises n'ont fait aucune déclaration publique concernant les circonstances de son arrestation, de son transfert ou de sa détention.
Le 14 juillet 2025, le journaliste et défenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE a été présenté devant le juge des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à Cotonou et placé en détention provisoire à la prison civile de Ouidah. Selon l'ordonnance de placement en détention provisoire signée le 14 juillet, il est accusé d'incitation à la rébellion, d'incitation à la haine et à la violence, de harcèlement par voie électronique et d'apologie du terrorisme.
Hugues Comlan SOSOUKPE est journaliste, lanceur d’alerte et défenseur des droits humains engagé. Il est directeur du média en ligne Olofofo et a été secrétaire général et porte-parole de l`Association Béninoise des Web Activistes (ABWA). Après avoir dénoncé les autorités béninoises, notamment à la suite des élections de 2019, il a été contraint de fuir le pays et vit depuis au Togo, où il bénéficie depuis 2021 du statut officiel de réfugié. Son engagement porte sur la défense des droits humains, la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance au Bénin.
Le 11 juillet 2025, Hugues Comlan SOSOUKPE a été enlevé par des policiers locaux à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et transféré au Bénin, où il a été remis aux autorités béninoises. Il se trouvait en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'Ivoire Tech Forum, à l'invitation du ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation. Les autorités ivoiriennes et béninoises n'ont fait aucune déclaration publique concernant les circonstances de son arrestation, de son transfert ou de sa détention.
Front Line Defenders souligne que les procédures se sont déroulées au mépris des normes internationales de protection des réfugiés et des garanties d'un procès équitable. De plus, des communications limitées avec sa famille soulèvent des inquiétudes supplémentaires, non seulement sur le droit du défenseur des droits humains à un procès équitable, mais aussi sur son intégrité physique et psychologique.
Front Line Defenders réitère son appel à la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste et défenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE, et pour que le gouvernement béninois abandonne toutes les charges retenues contre lui. Front Line Defenders estime que ces accusations constituent des représailles pour son travail légitime.
Dans la nuit du 10 au 11 Juillet 2025, le journaliste et defenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE a été enlevé à Abidjan en Republique de Côte d’Ivoire et remis aux autorités béninoises. Hugues Comlan SOSOUKPE serait actuellement en détention provisoire à la prison civile de Ouidah. Il sera presenté ce lundi 14 Juillet 2025 devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) de Cotonou au Bénin.
Hugues Comlan Sosoukpe est un journaliste, lanceur d’alerte et défenseur des droits humains engagé. Il est directeur du média en ligne Olofofo et a été Secrétaire Général et Porte-parole de l`Association Béninoise des Web Activistes (ABWA). Son engagement porte sur la défense des droits humains, la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance au Bénin.
Dans la nuit du 10 au 11 Juillet 2025 le journaliste et defenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE a été enlevé à Abidjan en République de Côte d’Ivoire et remis aux autorités béninoises. C’est alerté par les membres de sa famille restés sans nouvelle de Hugues Comlan SOSOUKPE depuis le 10 Juillet en fin de journée que les recherches ont commencé.
Son enlèvement intervient alors qu’il repondait à une invitation du Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation de la République de Côte d’Ivoire, afin de prendre part à la première Edition de l’Ivoire Tech Forum, du 09 au 11 Juillet 2025. Réfugié au Togo depuis 2019, il est partie de Lomé pour Abidjan par un vol de la compagnie Air Côte d’Ivoire le 08 Juillet 2025 et était supposé rentré le 13 Juillet 2025 à bord de la même compagnie aérienne comme l’atteste son billet d’avion.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par l'environnement hostile, les restrictions de l’espace civique et démocratique et les enlèvements auxquels font face les défenseurs des droits humains dans la region et condamne fermenent l'enlèvement du journaliste et defenseur des droits humains Hugues Comlan SOSOUKPE visé pour son travail légitime et pacifique de protection et de promotion des droits humains.
Front Line Defenders demande instamment aux autorités Beninoises de :
- Libérer immédiatement Hugues Comlan SOSOUKPE et lui permettre de retrouver avec sa famille, ses avocats et ses collègues;
- Cesser immédiatement toute enquête et abandonner toutes les charges qui pourrait être retrenues contre Hugues Comlan SOSOUKPE;
- Prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité des défenseurs des droits humains et des journalistes, en consultation avec ces derniers;
- Cesser de cibler les défenseurs des droits humains, les journalistes et les lanceurs d’alertes au Benin et garantir en toutes circonstances qu'ils puissent mener leurs activités légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans aucune restriction, y compris le harcèlement judiciaire.
